L’association LATTES ENVIRONNEMENT ET PAYSAGES porte un recours contre les « Hauts de Lattes » !

Après une très forte mobilisation des riverains lors de l’enquête publique (640 personnes ont fait part de leur désapprobation du projet auprès du commissaire enquêteur), l’association Lattes Environnement et Paysages (LEP), à laquelle ce sont associés l’association « Non au Béton » et plusieurs riverains, a déposé un recours contre le projet pharaonique des « Hauts de Lattes » (+ 2 000 logements à terme).

Les  « Hauts de Lattes » est un programme immobilier qui est venu se greffer sur celui de « Ode à la mer ».  Pourtant, alors que « Ode à la mer » est la mise en œuvre d’un pari ambitieux qui est celui de restructurer des zones commerciales désuètes, de les dynamiser, d’y implanter des logements et d’y créer une vie de quartier tout au long de l’avenue de la Mer, le projet des « Hauts de Lattes » n’entre pas dans cette dynamique. Il n’est pas situé le long de l’avenue de la mer, il ne s’insère pas dans une zone commerciale existante et il consomme du terrain agricole qui est très rare de ce côté-ci de la Métropole.

Les « Hauts de Lattes », c’est persister avec la politique de l’étalement urbain, modèle de développement issu des années 1980 ou 90 qui est obsolète aujourd’hui.

Les « Hauts de Lattes » c’est venir détruire de l’espace agricole et naturel. Des espaces verts ne remplaceront jamais des espaces naturels !

Les « Hauts de Lattes », c’est venir construire sur le point culminant de la commune, c’est venir éventrer les coteaux de la Lironde avec deux immeubles qui vont arriver sur la crête,

Les « Hauts de Lattes » c’est venir générer du trafic routier supplémentaire alors que la circulation est déjà très difficile sur la commune…

Oui, il faut construire des logements, rapidement, mais d’autres terrains peuvent être ouverts à l’urbanisation sur la commune (la dent creuse de l’Estagnol le long de l’avenue de la Mer par exemple).

Heureusement, il existe des lois et des règles qui protègent des secteurs comme celui des coteaux de la Lironde et si l’association LEP saisit le juge administratif, c’est pour les faire appliquer :

  • La loi littoral d’abord : cette loi a été mise en place pour éviter le mitage du paysage vu depuis le littoral, on ne peut construire qu’en continuité d’une zone déjà urbanisée. Le périmètre des « Hauts de Lattes» n’est pas en continuité avec les quartiers de Lattes Centre ni de ceux de Boirargues.

 

  • les lois issues du grenelle de l’Environnement: sur le secteur à urbaniser, des chiroptères, des oiseaux et de la faune sauvage protégée vivent sur les terres en friche. Les dérogations auprès du préfet n’ont pas été demandées pour construire sur ces espaces où vivent des espèces protégées, alors que c’est obligatoire.

 

  • Les règles dictées par le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), document-cadre qui s’applique sur toute notre commune. Sur ce secteur des « Hauts de Lattes», le SCOT donne des orientations en terme de typologies d’habitation : des petits immeubles sans ascenseurs, des habitats groupés de type maisons multifamiliales, des maisons individuelles en bande. Indéniablement, le projet des « Hauts de Lattes », avec ces immeubles pouvant atteindre 7 étages n’est pas compatible avec ces orientations !

 

Enfin et surtout, ce projet se fait sans les Lattois :

pas une seule réunion publique pour le présenter,

pas un seul encart dans le journal communal,

aucune communication avant l’enquête publique.

Un quartier comme celui-là doit être réfléchit, conçu, organisé, construit avec un architecte, des économistes, les services du Préfet, mais aussi et surtout avec les riverains et les habitants de la commune !