L’histoire du programme immobilier pharaonique des « hauts de Lattes » c’est un peu celle du pot de terre contre le pot de fer…à béton !

Ainsi, malgré :

  • – les recommandations des services de l’État sur la Loi littoral
  • – les règles pourtant claires des documents d’urbanisme en vigueur (SCOT, PADD)
  • – les réquisitions du rapporteur public en faveur de l’annulation de ce nouveau quartier

le Tribunal Administratif de Montpellier semblait il y a quelques jours se placer du côté des bétonneurs à tout-va, des fossoyeurs de la bio-diversité, de ceux qui préfèrent jeter aux oubliettes des trésors d’archéologie et sacrifier ainsi notre patrimoine.

Et pourtant, semblant renverser la vapeur, le même Tribunal annule ce 15 janvier les deux premiers permis délivrés par le Maire de Lattes sur le site des « haut de Lattes », ceux-ci étant déposés en plein corridors écologiques.

La commune est même condamnée à payer des frais de procédure n’ayant pas pris suffisamment en considération ces corridors écologiques. 

Erreur commise par le Maire dans la délivrance des autorisations d’urbanisme !

Quand l’arbre cache la forêt, la cigogne aux ailes déployées cache la barre d’immeuble ! 

Faut-il pour autant baisser les bras quand un maire sort la bétonnière pour donner un peu d’air à son budget municipal ?

Quand il continue de cacher la véritable dimension de son nouveau quartier ?

Quand il ment effrontément, indiquant que les immeubles n’auraient QUE 5 étages quand les deux permis annulés, qu’il a lui-même délivrés, en comportent déjà 6 !

Les « Pinocchios » des temps modernes ont troqué leurs jambes en bois contre des fers à béton…

 

 

Alors, nous invitons TOUS les lattois qui refusent la densification excessive de leurs lotissements à rejoindre les 1000 lattois qui ce dernier mois se sont mobilisés lors de l’enquête publique pour la révision du SCOT.

Que ce soit ceux qui, à Maurin où ailleurs, ne veulent pas d’un immeuble de plus au fond de leur jardin ou ceux qui veulent défendre nos paysages et notre qualité de vie !

Ces 1000 lattois aspirent avant tout à loger leurs enfants dans une ville à taille humaine, arborée et à la circulation raisonnable.

Ces 1000 lattois disent : 

OUI à la protection que devrait offrir la Loi littoral

OUI à une urbanisation maitrisée, mesurée, cohérente et respectueuse de l’environnement. 

Est-ce beaucoup demander ?

Alors, Pinocchio va-t-il entendre les demandes de ses administrés ou va-t-il poursuivre, sûr de lui, mais sourd et aveugle, et foncer…dans le mur ?

Debout, nous continuons notre combat !